jeudi, avril 18, 2024

Réussir dans les affaires en RDC [ Interview avec l’entrepreneur Ruddy kielo]

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Si vous voulez réussir dans les affaires en RDC vous devez trouver un bon mentor, pour vous accompagner.

 

Je suis ravi aujourd’hui d’accueillir  l’entrepreneur Rudy Kielo lingala, fondateur et gérant de Odi Group. Ruddy est un entrepreneur de la Tech bien connu en RDC et dans les autres coins du monde.

Ses contributions continuent à améliorer la vie de nombreuses vies congolaise et avoir un impact positif sur la société.

Il est l’incarnation du haut sommet, un modèle pour la jeunesse.

Un jour, un parcours

Ruddy Kielo a fréquenté l’université de Lubumbashi, avant de s’envoler pour les Etats Unis .Où il a obtenu deux diplômes en Business and entrepreneship et leadership de l’université de Nevada et celle de Ohio. Il poursuit actuellement ses études en data science à l’université d’Harvard aux Etats Unis.

Je vous laisse découvrir  le parcours de ruddy kielo et ses meilleurs conseils pour réussir dans les affaires en RDC.

C’est  parti !

 

1.Bonjour Cher. Ruddy merci d’avoir accepté de répondre à mes questions. Pouvez-vous nous parler un peu plus sur vous et votre parcours ?

 

Je me nomme Ruddy Kielo Lingela, Fondateur et gérant de ODI GROUP.

J’ai un background d’ingénieur en sciences informatiques de l’Université de Lubumbashi, mais aussi je détiens 2 diplômes professionnels, respectivement de l’Université du Nevada aux USA en Business and Entrepreneurship, ainsi que de l’Université de l’Ohio aux USA en Leadership. Actuellement j’ai été admis à l’université de Harvard aux USA pour poursuivre des études en Data Science.

Parlant de mon parcours professionnel et entrepreneurial, je peux le résumer au fait que je totalise plus de 15 ans dans le secteur privé, ayant enchaîné plusieurs postes de senior manager tant dans les sociétés Congolaises qu’étrangères.

2.comment est née l’idée de votre entreprise ? Et En quoi votre entreprise est-elle unique ?

 

 C’est en 2004 lorsque j’étais à l’université que tout a commencé. A l’époque internet était très rare à Lubumbashi ma ville, et les étudiants avaient du mal à faire des recherches en dehors des bibliothèques qui n’étaient pas très fournies en documentation.

Vu que j’avais accès à Internet régulièrement  en plus d’avoir un PC à la maison (à l’époque c’était un luxe), j’entrepris donc de publier une revue de 4 pages que je nommai « L’Hebdo », dans laquelle je résumais chaque semaine des articles sur l’informatique que je trouvais sur internet pour aider les étudiants. Je vendais la revue à 100FC. Mais c’était insuffisant. Alors j’eusse l’ambition qu’un jour je faciliterai l’accès à Internet et aux services numériques pour tous en RDC, car c’est l’autoroute du développement.

Puis des années passèrent et j’eusse acquis des compétences nécessaires pour y parvenir.

Et aujourd’hui, ODI GROUP est une société que j’ai créée en 2021 et qui fournit les services numériques ainsi que de la connectivité et de la communication, tant en milieux urbains que ruraux de la RDC.

3.Avez-vous connu des difficultés à vos débuts ? et qu’avez-vous fait pour les surmonter ?

 

Ma grande difficulté fût au niveau managérial. J’ai connu des hauts et des bas dans les affaires par manque des compétences en tant que gestionnaire d’une société. J’étais plutôt un senior manager qui n’arrivait pas à gérer le quotidien de sa compagnie, car j’étais habitué à faire des rapports à la direction générale.

En me lançant pour mon propre compte en 2013, j’ai rapidement enchaîné des succès mais je ne comprenais pas que c’était moi le DG, le Patron.

Ce qui a fait que j’ai fermé les portes de la société 3 fois. Puis je m’étais résolu à prendre une posture humble, et d’aller apprendre auprès des autres amis DG et qui réussissaient à maintenir leur société.

Bref, durant 4 ans je me suis reconverti en un employé, en un consultant, non pas par le désir de gagner uniquement une bonne rémunération mais surtout pour apprendre à gérer une société et ne plus être un senior manager.

Puis en 2021 après avoir appris, je me décidai de revenir dans les affaires pour mon propre compte, et l’expérience acquise lors de mon apprentissage me permet aujourd’hui de bâtir progressivement ODI GROUP comme une société tout en capitalisant stratégiquement les différentes réussites que nous enchaînons.

4.Quels sont les défis rencontrés le plus souvent par les nouvelles startups au Congo Kinshasa et comment y faire face ?

 

Selon moi, le plus grand défi que nous rencontrons c’est de trouver un bon mentor qui te prendra sous ses ailes, et qui t’accompagnera dans ta réussite. Plusieurs vous diront que c’est le manque de financement. Je m’inscris toujours en faux quant à ce,

car actuellement en RDC il y a plusieurs sources de financement sous forme de subventions, mais combien startups millionnaires connaissez-vous?

Plusieurs expérimentent ce que j’ai connu dans le passé, c-à-d que ce sont des seniors managers et non des chefs d’entreprise. Ils (elles) se lancent dans des projets d’affaires exploitant leurs compétences acquises dans telle ou telle entreprise,

mais cela ne leur permet pas de grandir car leur méthode de travail est celle d’un (une) employée et non du DG, du PDG, du Propriétaire…

D’autres encore n’ayant aucune expérience dans les affaires ni professionnelle, se lancent dans les affaires… avec des idées bien que géniales mais qui ne réussissent pas.

Dans tous les deux cas, un mentor qui te portera sur ses ailes, te permettra d’anticiper les erreurs de débutant, et pourra certainement te faire bénéficier de son réseau d’affaires pour te permettre de trouver des clients, des contrats, des fonds de roulement, etc.

5.Quels sont les compétences clés selon vous que tout entrepreneur devrait développer pour réussir dans les affaires en RDC.

 

La première compétence qui selon moi ne s’apprend pas, c’est l’intuition dans les affaires. Par intuition je vois la capacité innée d’anticiper la consommation des biens et services sur le marché. Sans cette intuition, il serait préférable d’être un simple employé ou consultant plutôt que chef d’entreprise.

Le reste des compétences s’apprend dans les écoles de business, dans les incubateurs selon qu’on s’adresse à tel ou tel marché.

Toutefois dans les tech, je peux oser dire qu’il faille soi-même être l’ingénieur de ses projets… c’est très dangereux de lancer une société dont on ignore les procédures de son exploitation. On finira par engager un DG compétent, qui pourrait de dévier la vision initiale…

Enfin, et ça n’engage que moi, il faut avoir la foi en YHWH dans les moments difficiles de votre société, il agira en votre faveur pour vous ramener des opportunités.

 

6.Quelles sont les précautions de base à prendre en faisant des affaires en RDC ?

 

 Il sied de commencer par enregistrer sa société au guichet unique de création des entreprises. Ensuite, avoir des états financiers certifiés par un cabinet comptable certifié, puis être disposé à payer régulièrement ses taxes et autres contributions.

Sans ces éléments, vous ne serez pas une société viable, quelle que soit la beauté de vos produits/services. Vous fermerez boutique après 12 mois d’existence.

Car, ces éléments que je viens de vous citer plus haut requièrent de la rigueur et de la précision dans le chef du propriétaire de la société, et que je considère comme étant les deux ingrédients importants dans le succès d’une entreprise.

 

7.Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le fait d’être entrepreneur ?

 

La Liberté. Je suis libre de dormir et me réveiller quand je veux. libre de développer des projets selon mon intuition. Je suis libre d’allouer des ressources selon que je sens le succès m’inviter.

Chose que je n’ai jamais eu en travaillant dans des initiatives d’autrui, même si mon intuition a toujours été la bonne.

Et moi de même, je m’efforce de laisser l’intuition de mes collaborateurs s’exprimer mais dans l’ordre car on ne sait jamais…un collaborateur peut vous apporter l’idée du siècle qui fera de votre société une référence sur le marché.

8.De nombreux entrepreneurs au Congo Kinshasa se plaignent de ne pas réussir en affaires en raison d’un manque de financement adéquat, quel est votre point de vue sur cette question et comment gérez-vous les problèmes de financement dans votre entreprise ?

 

Comme je l’ai dit plus haut, au Congo nous manquons des mentors qui ouvriront le jeu à la nouvelle génération.

Tenez, très peu qui se lancent dans les affaires, savent l’importance d’avoir une comptabilité à jour.

Avec ta comptabilité, tu peux transformer tes revenus de 100$ l’an à 100.000$ après 2 ans. Car les institutions de financement (subvention/crédit) ne s’intéressent pas aux projets sans chiffres.

Voilà une vérité qu’un bon mentor expliquerait à son élève. Car comme le disait mon prof d’analyse numérique : Qui maîtrise les nombres domine le monde.

 

9.Quel est l’un des meilleurs conseils que vous puissiez donner aux jeunes entrepreneurs qui veulent réussir dans les affaires en RDC ?

 

Soyez SÉRIEUX !

Ne mentez pas à vos clients lorsque vous n’êtes pas prêts à fournir des services. Chaque année, je perds des clients parce que je suis honnête avec eux par rapport au temps de production du résultat.. mais ces derniers ne manquent pas de me recommander car ils savent que je ne suis pas un menteur. On appelle cela TRUST (en Français CONFIANCE).

Et N’oubliez surtout pas de vous entourer des compétents. Tous vos amis et frères qui ne sont là que pour vous faire perdre du temps sans être productifs, veuillez-vous en séparer dans les affaires et garder uniquement votre amitié ou fraternité TRÈS LOIN de vos affaires..

10.Votre dernier mot

 

 Je vous remercie pour cet espace de partage que vous m’avez accordé et espère que la prochaine fois que nous nous reverrons, ça sera pour partager avec vous sur comment je suis parti de zéro pour atteindre le million de USD de chiffres d’affaires annuel dans les techs made in RDC.

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emile mulumba
emile mulumbahttps://pata-tech.com
Emile Mulumba  entrepreneur, Fondateur de pata-tech & Rédacteur en chef. Une journée parfaite pour lui consiste à lire la bible et apprendre à jouer à la guitare. Vous cherchez de ressources business? Découvrez comment développer et promouvoir votre petite entreprise à l'aide de ressources  en entreprenariat , de conseils et de stratégies marketing et social media .

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