mercredi, septembre 27, 2023

Entrepreneur congolais : les 3 Compétences clés à développer pour réussir (Interview de Yannick zagabe fondateur de cedya Sarl.)

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Aujourd’hui je parle à l’un des meilleurs entrepreneurs congolais, il s’agit de Yannick zagabe.

 

 

 

Yannick zagabe est un entrepreneur congolais à succès évoluant à Lubumbashi au Congo Kinshasa.

Il est fondateur de Cedya Sarl entreprise focalisée sur les nouvelles technologies.

L’entreprise regroupe à son sein plusieurs plateformes dont Neticash.com une plateforme de paiement en ligne et mobile.

Il a par la suite créé deux autres entreprises qui sont :

darrasa.com : entreprise qui se concentre sur l’éducation de tous les congolais au digital

Numibit.com :  focalisée sur la transformation digitale.

 

 

La persévérance et la modestie de l’entrepreneur conagolais , Yannick m’a laissé ébahi

Je vous laisse donc découvrir le parcours ultime de l’entrepreneur congolais mondialement connu et fondateur de cedya Sarl, Yannick zakabe….

 

 

 

 

 

1 : Bonjour Cher Yannick, merci d’avoir accepté de répondre à mes questions. Pouvez-vous en dire plus sur vous et votre parcours ?

 

 

 

Bonjour Emile et bonjour à tous les lecteurs de ton blog. Bravo d’abord pour le travail que tu fais, j’en suis fort impressionné.

Je suis informaticien de formation et d’expérience, et mon domaine d’expertise est le réseau informatique en entreprise comme dans le cloud.

J’ai fait mes études secondaires à Bukavu, a l’EDAP/ISP et une partie de mon parcours universitaire, à l’UCB.

 

Cependant j’ai dû finir ici à Lubumbashi a l’UPL.

Je aussi été à l’académie Cisco de Lubumbashi ou j’ai fait le CCNA en routage et commutation avant de continuer ma formation en CCNA Security, CCNP Routage et Commutation à New Delhi en Inde et a Port Elisabeth en Afrique du Sud. En rentrant au pays, j’ai passé mon examen écrit d’expert Cisco en Routage et Commutation CCIE Routing and Switching. J’ai aussi fait quelques formations qui cadrent toujours avec l’informatique.

 

En 2009 j’ai commencé ma carrière professionnelle chez Mutanda Mining et KCC, ensuite j’ai été engagé chez Anvil Mining qui est maintenant MMG Kinsevere ou je suis encore jusqu’aujourd’hui en tant que Superviseur des Services Informatiques et Technologiques.

 

Quant à mon parcours entrepreneurial, il a officiellement commencé en 2017 avec la création de ma première entreprise, Cedya sarl, qui a pu mettre sur le marché Netikash , qui est une plateforme de paiement en ligne et mobile conçue pour s’adapter à la réalité du Congo.

 

J’ai aussi rejoint le comité de gestion de Kollynet Consulting avec lequel on a organisé le premier concours des entrepreneurs en RDC, Congo Biashara – 2017, avec des partenaires comme Airtel RDC, Héritage Radiotélévision, DEV solaire et le gouvernement provincial du Haut Katanga.

 

Toujours en 2017, j’ai été sélectionné parmi les jeunes leaders africains sous le programme YALI – MWF (Young African Leader Initiative – Mandela Washington Fellowship) dans le secteur Business et Entrepreneuriat. Ce qui m’a valu un fellowship d’un semestre aux Etats-Unis, au plein de la Silicone Valley.

Nous étions à San Bruno en Californie, là ou YouTube a son siège, et avions suivi notre formation au Skyline Community College.

Depuis mon retour, j’ai lancé deux autres entreprises, Darrasa ASBL ( qui est focalisé sur l’éducation et la formation au digital pour tous les congolais, et Numibit SAS ) qui est une entreprise B2B de transformation et innovation digitale.

 

 

2.Comment décririez-vous votre parcours entrepreneurial dans le monde des affaires ? Où y a-t-il eu des incidents clés ou des événements dans votre vie qui ont inspiré votre décision de devenir entrepreneur ?

 

 

 

Je n’ai pas eu un parcours assez atypique.

Cependant j’ai commis pas mal d’erreurs desquelles j’ai beaucoup appris,

mais qui malheureusement m’ont aussi fait perdre beaucoup de temps. L’entrepreneuriat parait facile quand c’est encore au niveau d’une idée.

Le meilleur moyen de se lancer dans l’entrepreneuriat est de le faire avec un travail à coté, qui vous permettra de vivre normalement pendant que vous mettez sur pied votre entreprise.

 

 

Cependant, avec cet état d’esprit, il y’a un niveau de dévouement a votre entreprise que vous n’atteindrez jamais, car inconsciemment vous avez qu’il y a toujours votre boulot qui est là, qui assure vos arrières.

Le moment clé de mon parcours est quand j’avais quitté mon boulot chez MMG pour me concentrer sur mon entreprise. Oh que c’était une erreur !!! J’ai gagné en maturité entrepreneuriale, mais au détriment du life style.

J’ai fait passer ma famille dans deux ans de vrai calvaire. Mais j’en ai beaucoup appris, je suis parti étudier aux Etats-Unis, j’ai créé des contacts un peu partout en Afrique, et aujourd’hui,

grâce aux moments durs que j’ai passés pendant cette période, j’arrive à mener mes différents projets avec un dévouement et une discipline assez efficace qui puisse nous faire avancer dans la bonne direction.

 

 

3.En quoi votre entreprise est-elle unique ?

 

 

 

Chaque entreprise est unique, et cette unicité elle la tire de son fondateur. L’entreprise est en quelque sorte l’extension de la personnalité du fondateur.

Cependant, en ce qui nous concerne, nous pensons que nous nous démarquons par notre mission.

Tout ce que nous faisons est pour l’amélioration de la qualité de vie dans nos communautés locales.

Nous voyons comment avec la technologie, on peut améliorer le quotidien des congolais et résoudre des problèmes socio-économiques et culturels clairement et simplement identifiés.

Il faudrait alors que pour chacun de nos produits, qu’il y ait cette relation directe, claire et nette entre le produit et le problème social ou économique qu’il résout.

 

 

 

4.Votre entreprise a-t- elle connue des difficultés à ses débuts ? lesquelles ? et qu’avez-vous fait pour les surmonter ?

 

 

 

 

Notre entreprise est encore à ses débuts, et des difficultés nous en connaissons tous les jours. Seulement chaque difficulté est un nouveau défi qui vous amène à vous dépasser et faire les choses autrement.

Du recrutement des coéquipiers talentueux et intègres, à l’implantation d’un environnement de travail propice à la productivité, en passant bien sûr par la maitrise des couts opérationnels qui croissent chaque semaine sans aucun financement externe.

 

Bref, à chaque niveau de l’entreprise correspond une difficulté,

qui en la résolvant vous faire arriver à un niveau supérieur ou il y a une autre difficulté qui vous attend calmement et que malheureusement vous n’aurez jamais eu au niveau précédent. C’est exactement comme dans un jeu vidéo.

 

 

5.Depuis que vous êtes devenu entrepreneur congolais – quelqu’un qui résout les problèmes des gens de manière rentable ; quelles ont été vos réalisations les plus marquantes dans le domaine des affaires ?

 

 

 

 

Dans les quelques années passées dans l’entrepreneuriat, nous avons compris que ce sont les résultats qui comptent.

Déjà avec Kollynet Consulting, nous avons organisé, pour la toute première fois en RDC, un concours des entrepreneurs qui passait en direct à la Télévision dans toute la RDC.

Ce concours avait réuni plus de 500 candidats et a duré plus de 8 mois. C’était une vraie école sur l’entrepreneuriat. J’avais maigri comme pas possible pendant toute la durée du concours… (rire)

 

 

Nous avons aussi travaillé sur plusieurs autres projets, parmi lequel Alerte Mines,

qui est un projet qui a permis de mettre en place une plateforme web incorporant un mécanisme d’alerte lors de la violation des droits humains dans les sites miniers artisanaux, mais aussi de la promotion des bonnes pratiques rencontrées dans ces sites.

 

Plusieurs autres réalisations sont à notre actif, celles faites a 100% par nous et pour nous, notamment nos plateformes et nos produits mis sur le marché congolais, mais aussi celles faites avec des partenaires pour des clients.

Il y’en a quand même assez, mais on va se contenter de ces deux premiers que j’ai cités.

 

 

7.Quelle est votre mission de vie personnelle en tant qu’entrepreneur congolais ? C’est-à-dire ; Quelles contributions voulez-vous apporter à votre vie ou de quoi aimeriez-vous qu’on se souvienne de vous en tant qu’entrepreneur congolais à travers les entreprises que vous créez après avoir quitté la terre des hommes ?

 

 

 

Je suis de ceux qui croient fermement que chaque homme ici sur terre a une mission. Cependant il y a trois points à considérer.

  • Premièrement il faudrait que l’homme arrive d’abord à découvrir quelle est sa mission.
  • Deuxièment, il faudrait qu’il décide de s’engager sur le chemin de vivre et réaliser sa mission.
  • Troisièmement il faudra qu’il reste sur ce chemin jusqu’à la fin.

L’un de mes rêves le plus cher est de voir notre pays sortir de la pauvreté et devenir une grande nation économique.

Pour ma part, je pense que le digital et les nouvelles technologies ont un rôle crucial dans le processus d’indépendance économique de la RDC.

Le souvenir que j’aimerai laisser va dans ce même sens.

Que les entreprises que nous avons créées jouent un rôle crucial dans la réalisation de cet idéal.

 

 

7.Quelle est selon vous la formule secrète pour réussir en affaires au Congo Kinshasa ?

 

 

Cette question est assez complexe. Faudrait d’abord qu’on se mette d’accord sur ce que nous voulons appeler « Réussir », car chaque personne a sa propre conception de la réussite. Mais partons du principe que dans les affaires,

réussir c’est pratiquement voir le chiffre d’affaire de son entreprise croitre,

ainsi que la marge de revenu net. La formule est alors simple, mais pas facile. Il faudrait trouver ce produit ou service à vendre qui résolve un besoin réel et pressent, pour lequel les gens sont prêts à payer de leur argent. Bien sûr que ça parait simple, mais c’est bien plus complexe que ça en a l’air.

 

 

 

8.Quelles sont les compétences clés selon vous que chaque entrepreneur congolais devrait avoir pour réussir en affaire au Congo Kinshasa.

 

 

Les compétences clés sont les mêmes au Congo comme ailleurs. Seulement au Congo le niveau de difficulté est très élevé. Ce qui prendrait 1 mois sous d’autres cieux, prendrait pratiquement 6 mois voire une année en RDC. Quant aux compétences, je les résume en trois :

  • Le focus : Savoir exactement ce qu’on veut, et surtout ce qu’on ne veut pas. Le focus et dire non à 99 bonnes idées et dire oui à une seule bonne idée
  • La discipline : La capacité de faire le travail qu’on doit faire, quand on doit le faire et comme on doit le faire, même si on n’en a pas envie
  • La consistance : La capacité de continuer d’avancer, quoi qu’il arrive.

Avec ces trois ingrédients, tout entrepreneur va finir par réussir, pas sur le champ, mais sa réussite est presque certaine.

 

 

9 . Quel est l’un des meilleurs conseils que vous pouvez donner aux jeunes entrepreneurs à partir de votre expérience acculée dans le monde des affaires au Congo Kinshasa ?

 

 

 

 

Je suis dans le secteur des nouvelles technologies. C’est un secteur assez intéressant pour les entrepreneurs car l’investissement initial est faible, et les produits sont relativement rapide à mettre sur pied.

 

Du coup, les jeunes entrepreneurs seraient pressés de livrer un produit n’étant pas encore prêt.

Le problème est que le public n’est plus celui des années 2000 ou 2010. Aujourd’hui les gens sont plus éduqués et habitués a des applications performantes.

Donc si vous leur présentez une application qui marche à peine, ils ne tarderont pas à la remplacer, et il sera difficile, pas impossible,

mais difficile de les convaincre une seconde fois.

 

Je dirai alors aux jeunes dans l’entrepreneuriat technologique, qu’ils prennent le temps de bien concevoir et tester leurs solutions.

Se concentrer sur le travail, plutôt que de faire du buzz sur les réseaux sociaux, et enfin, une fois prêt.

Tester leur solution dans un environnement restreint avec un nombre réduit d’utilisateurs pour des fins d’amélioration,

et une fois prêts ils pourront présenter au public un produit qui aura déjà atteint une certaine maturité.

 

 

Votre dernier mot

 

Je suis content du progrès fait au pays dans le domaine de l’entrepreneuriat technologique ces trois dernières années,

et je reste confiant que dans les deux années qui suivent nous aurons d’excellentes surprises dans ce secteur.

 

 

 

Merci cher entrepreneur Yannick  Zagabe.

 

Voilà, chers lecteurs je vous laisse méditer sur  notre entretien !

J’espère que vous avez apprécié l’interview de notre cher entrepreneur congolais et vous en avez appris quelque chose ? Vous avez une question pour Yannick ?

 

Faites-nous savoir sur ce vous pensez sur l’interview de l’entrepreneur congolais yannick zagabe dans les champs de commentaires ci-dessous.

 

 

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emile mulumba
emile mulumbahttps://pata-tech.com
Emile Mulumba  entrepreneur, Fondateur de pata-tech & Rédacteur en chef. Une journée parfaite pour lui consiste à lire la bible et apprendre à jouer à la guitare. Vous cherchez de ressources business? Découvrez comment développer et promouvoir votre petite entreprise à l'aide de ressources  en entreprenariat , de conseils et de stratégies marketing et social media .

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